Fonds Félix Marie

par Anne Poncet et Isabelle Roche-Zanchetti, avec la collaboration de Bernard Thomas

Présentation

Cotes extrêmes

30 FI 1-398

Intitulé

Fonds Félix Marie

Dates extrêmes

[vers 1890]-[1914]

Description physique

Plaques de verre

Type

Document iconographique

Nombre d'éléments

398 photographies.

Éléments historiques

Léon-Félix Marie est né à Sault le 21 juin 1870, fils de Joseph Marie, ferblantier et de Marie-Élisabeth dite Léontine Boy. Il a deux frères aînés, Désiré (8 mai 1865-1er janvier 1929) et Paul-Joseph (2 mars 1868-15 avril 1926), ainsi qu'une sœur cadette, Gabrielle (née à Sault le 18 décembre 1877, décédée à Aix-en-Provence le 5 juillet 1960).

La famille Marie est originaire de Sault et de Saint-Saturnin-lès-Apt pour l'ascendance Boy. Les parents de Félix Marie sont établis à Sault où ils se sont mariés en 1864 ; ils y possèdent plusieurs biens dont une maison d'habitation place du château, et une distillerie d'essence de lavande au lieu-dit la Serène.

Les deux frères Paul et Félix Marie choisissent très tôt la carrière militaire et plus spécialement pour Félix l'aéronautique. Tous les deux sortent diplômés de l'École Polytechnique et de l'École d'application d'artillerie où ils ont été admis en 1888-1889 et en 1890 pour la seconde.

Paul Marie, nommé lieutenant en 1892, est affecté au 9e régiment d'artillerie, puis à l'école de Saumur et au 18e régiment d'artillerie, avant de rejoindre en 1900 le 33e régiment d'artillerie comme capitaine instructeur d'équitation ; il participe à la guerre de 1914-1918 comme chef d'escadron sur le front de la Marne et de l'Artois, puis de 1916 à 1918 comme conseiller technique et commandant d'artillerie auprès de l'armée roumaine ; il est promu colonel en 1918.

Félix Marie quant à lui, est affecté en 1892 comme sous-lieutenant, puis lieutenant au 3e régiment d'artillerie ; il passe en 1896 au 23e régiment d'artillerie ; lieutenant en premier en 1897, il se fait déjà remarquer comme cavalier. En 1903, il est promu capitaine, inspecteur d'équitation et il est affecté à la direction de l'artillerie à Toulouse.

Le 25 avril 1905, il épouse Suzanne Réau, à Poitiers . Son frère, Paul, avait épousé la sœur de Suzanne, Thérèse Réau, en 1904. Après la mort prématurée de Suzanne le 1er décembre 1906, Félix Marie épousera en seconde noces la troisième sœur Réau, Madeleine, le 17 janvier 1910 à Paris, laquelle décèdera quelques années avant lui, en 1936. De ses deux unions, il n'aura pas d'enfants.

Félix Marie a effectué une brillante carrière militaire. Affecté à la direction de l'artillerie à Vincennes en 1906, il suit en 1909 les cours de l'école supérieure d'aéronautique et de construction mécanique de Paris ; détaché à Pau en 1910, à l'école supérieure d'aéronautique, il y fait son apprentissage d'aviateur sur monoplan Blériot auprès d'Alfred Leblanc . Malgré une chute d'aéroplane en mars 1910, il obtient son brevet d'aviation le 17 mai 1910, ce qui fait de lui l'un des cent premiers aviateurs brevetés au monde (breveté sur Blériot et breveté pilote de dirigeable). Dans le cadre de ses activités militaires, il mit au point, en 1908, un ruban goniomètre, instrument permettant de mesurer les distances et les angles de tir.

En 1910, il est décoré de la Légion d'honneur et rejoint Paris. Rattaché comme capitaine en premier à l'Inspection permanente de l'aéronautique militaire, à Vincennes, sous les ordres du général Roques, nommé en février 1913 à l'état-major de l'inspection de l'aéronautique, le capitaine Marie est affecté en juin 1914 à l'état-major particulier du ministre de la Guerre, Adolphe Messimy, et promu chef d'escadron.

Au début de la guerre, officier d'artillerie et officier d'aéronautique, il reçoit, seulement quelques jours, le commandement de l'aéronautique de l'armée d'Alsace, pour prendre très vite sur le front celui du 2e groupe d'artillerie du 5e régiment d'artillerie, s'illustrant lors des combats de Seppois (13 octobre 1914) et Ammertzwiller (27 janvier 1915). En 1915, adjoint à l'inspection des dépôts et des écoles d'aviation, il est chargé de créer les écoles de pilotes de guerre. En mars 1916, il entre au cabinet du ministre de la Guerre, le général Roques, puis Paul Painlevé. Officier de la Légion d'honneur en 1916, il gagne le 6 juillet 1917 le grade de lieutenant-colonel. Il termine la guerre en 1918 sur le front de Verdun, dans la campagne de Belgique et sur l'Aisne, avec le grade de colonel (4 novembre 1918).

En 1919, le colonel Marie reçoit le commandement du 116e régiment d'artillerie lourde à Castres.

En 1921, il est affecté à l'inspection technique de l'aéronautique, puis en janvier 1924, il est nommé commandant du camp d'instruction de l'aviation de Cazaux, en Gironde. Son frère, le colonel Paul Marie, l'y rejoint et décède dans cette base militaire le 15 avril 1926.

En 1924 est publié son ouvrage sur Les origines de l'aéronautique militaire (novembre 1909-novembre 1910), aux éditions Lavauzelle (124 p.).

Commandeur de la Légion d'honneur en 1924, général de brigade le 9 mars 1927 et placé dans la réserve en 1930, Félix Marie est décédé dans sa propriété gardoise des Angles le 22 octobre 1938.

Il était titulaire de plusieurs distinctions militaires françaises ou étrangères : Croix de guerre (étoiles et palmes), Mérite militaire de Belgique, Distinguished SO, officier de l'Étoile de Roumanie, 2e classe de l'ordre de Saint-Stanislas (Russie), officier de la Vertu militaire (Roumanie).

Généalogie de la famille Marie

Informations sur les modalités d'entrée

Don de M. Philippe Bernardin (16 février 2007).

On trouvera dans le fonds

Le fonds Félix Marie est composé de plaques de verre photographiques réalisées entre 1892 et 1910 ; y figurent des portraits de Félix et Paul Marie, en civil ou en tenue militaire, des autres membres de la famille Marie, des amis et des proches, photographiés dans leur résidence de Sault, d'où est originaire la famille Marie, et du Poitou, berceau de la belle-famille, les Réau. Ces photographies concernent également des voyages - celui de Félix et Suzanne Marie en Italie en 1905 ou 1906 -, et des activités militaires touchant l'artillerie et l'aérostation. Quelques vues concernent l'entreprise familiale de lavandiculture située à Sault.

Mode de classement

L'identification des personnages doit beaucoup à M. François Lesavre, petit-neveu de Félix Marie par son frère Paul.

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Sources complémentaires aux archives départementales de Vaucluse

2 Fi 1013-1014 : photographies de famille (don de M. Lesavre, mai 2009)

Sources complémentaires hors archives départementales de Vaucluse

Le Service historique de la Défense (Vincennes) conserve le fonds d'archives du colonel Félix Marie (Z 35 600 - Z 35 624). On y trouve des papiers personnels, des documents sur sa carrière militaire, plusieurs études sur l'aéronautique. Ce fonds a été acquis en 1994 ; il a fait l'objet d'un classement et d'un instrument de recherche rédigé en 2000 par l'aviateur Godicheau et Maud Jarry (50 p.).

Bibliographie

Lassalle (Émile-Jean), Les 100 premiers aviateurs brevetés au monde et la naissance de l'aviation. Paris, Nauticaero, 1960.

Lesavre (F.), Notes de recherches sur les colonels Félix et Paul Marie.

Date de création de la description

mercredi 25 mars 2009

Date de dernière modification de la description

mardi 3 octobre 2017

Mots-clés

Vous êtes dans : les inventaires en ligne
Typologie : photographie
Origine : Marie, Félix

Contenu

Informations bibliographiques

Informations de publication

Déclaration de titre

Titre : Fonds Félix Marie
Sous-titre : Répertoire méthodique
Auteur : par Anne Poncet et Isabelle Roche-Zanchetti, avec la collaboration de Bernard Thomas

Déclaration d'édition

Édition électronique

Déclaration de publication

Éditeur : Archives départementales de Vaucluse
Adresse : Avignon
Date : 2016

Profil

Création : Instrument de recherche produit au moyen du logiciel Arkhéïa Aide au classement de la société Anaphore sarl, version 8-7.2 du mercredi 6 septembre 2017 . Date de l'export : lundi 8 janvier 2018 (15:12 h)
Langue : Instrument de recherche rédigé en français