Commune de Venasque

par Catherine Poirson et Henri Michon

Présentation

Intitulé

Commune de Venasque

Dates extrêmes

1256-1930

Description physique

Type

Document d'archives

Nombre d'articles

569

Métrage linéaire

32,00

Langue des documents

Latin, français, provençal, hébreu.

Éléments historiques

Le village de Venasque est situé sur un éperon rocheux aux flancs abrupts, au débouché des gorges de la Nesque, à 11 km de Carpentras. Le territoire communal se compose de trois terroirs naturels : une partie basse, portion de la plaine de Carpentras, à vocation agricole ; la zone des plateaux, aux versants raides, dont le plateau central dit de Venasque qui comprend le village ; la zone de la montagne, couverte de forêts et quasiment vide d'installations humaines.

Les sondages archéologiques montrent qu'un oppidum occupait l'éperon rocheux au IIe siècle avant notre ère. Des murailles et remparts successifs sont venus se juxtaposer jusqu'au XIIe s. Le développement du village et l'organisation urbaine ont été particulièrement bien étudiés (G. Butaud, N. Duverger) et mettent en relief une "importante concentration de l'habitat qui rejoint aux XIIe-XIVe siècles les limites imposées par la topographie du site". Un schéma d'organisation en quartiers, des demeures aristocratiques, la présence d'une quinzaine de tours ou maisons-fortes, sont à mettre en relation avec le nombre considérable de coseigneurs durant le Moyen Âge.

La communauté d'habitants relevait du Comtat Venaissin (États pontificaux) et l'évêque de Carpentras était le haut seigneur de Venasque, rendant hommage aux comtes de Toulouse jusqu'en 1272, puis au représentant du pape à compter de l'acquisition du Comtat Venaissin par le pape Grégoire X en 1274. En tant que seigneurs majeurs du lieu, les évêques de Carpentras exigeaient l'hommage de leurs vassaux, qui reconnaissaient détenir un certain nombre de droits et revenus sous la seigneurie majeure de l'évêque. Ces coseigneurs, qui détenaient l'essentiel de la propriété foncière à Venasque, représentaient un groupe important : 65 coseigneurs lors de l'hommage collectif rendu en 1294. Progressivement, les évêques ont acquis la moitié de la coseigneurie du lieu, tandis que la famille de Venasque se maintenait comme principal coseigneur. La famille de Venasque transmet la seigneurie par mariage à la famille de Thézan en 1483 ; cette famille était encore présente à la Révolution

L'organisation communautaire est basée dès le XIIIe s. sur le consulat, "organe de gestion de la vie publique, des revenus seigneuriaux, du domaine public et des installations communautaires, ainsi que celui de la représentation de la communauté auprès du seigneur majeur" (Marc Legros). Germain Butaud a pu mettre en évidence un modèle de consulats seigneuriaux qui exista au XIIe s., en particulier dans la région de Venasque, où "les coseigneurs formaient un corps politique propre, qui dominait les chevaliers et les prud'hommes et se dota dans certains cas d'une véritable organisation communautaire". G. Butaud note aussi : "durant la seconde moitié du XIIIe siècle, les consuls de Venasque restèrent ainsi l'émanation des seuls coseigneurs et cherchèrent à empêcher l'organisation politique des habitants".

Monopolisé jusqu'au début du XVIe s. par les familles des coseigneurs, le consulat passa ensuite aux mains des "manants et habitants du lieu".

La communauté se dota de statuts communaux à l'époque moderne : statuts pour la conservation des bois, en 1536 ; statuts de 1546 ( à l'état de brouillon, en provençal) ; statuts de 1638, et enfin statuts de 1777, composés de 120 articles et suivis d'une réforme de 5 articles en 1782. Ces documents, qui constituent une véritable réglementation écrite villageoise, représentent une source incontournable pour étudier, sur une longue période, la vie à l'intérieur des petites communautés.

Venasque a été siège épiscopal entre le VIe et la fin du Xe s., avant le déplacement à Carpentras. Sur le territoire, la présence ecclésiastique est ancienne : le prieuré Saint-Maurice, prieuré bénédictin dépendant de l'abbaye de Montmajour, attesté au Xe siècle, puis uni à la chartreuse de Villeneuve en 1356 ; le prieuré Saint-Pierre, constituant la prébende d'un chanoine de Carpentras, ainsi que le prieuré Saint-Siffrein joint à celui de Notre-Dame de Vie ; le prieuré Saint-Geniès, à la fois chapelle et grange, constituant la prébende du prévôt de la cathédrale Saint-Siffrein. L'abbaye de Sénanque possédait depuis 1198 une partie de la montagne de Venasque (lieu-dit de la Genestière) ainsi que plusieurs biens dans le village.

La montagne de Venasque, constituée de bois, ressources de matériaux divers, lieu de dépaissance pour les troupeaux, a constitué jusqu'au XIXe siècle un élément très important pour l'économie locale.

L'église, sous le vocable de Notre-Dame et son bâtiment mitoyen dénommé "baptistère", se situent dans la partie nord du village. Les phases de construction de l'église s'échelonnent entre le XIe s. et la période moderne avec l'adjonction de chapelles latérales et l'édification d'un clocher à flèche aux XVIIe et XVIIIe s.

Depuis le XVIIIe s., le bâtiment dénommé "baptistère" fait l'objet de nombreuses interrogations auprès de la communauté scientifique, qualifié de "temple antique, d'église paléochrétienne, d'oratoire, d'église funéraire, de baptistère" (N. Duverger). Sa datation, XIe-XIIIe s., pourrait être plus ancienne (VIe-VIIe s.) : seules des fouilles archéologiques pourront apporter des éléments de datation précis.

Venasque fut érigée en municipalité en 1790, rattachée à la municipalité de canton de Malemort de l'an IV à l'an VIII, et réunie au canton de Pernes et arrondissement de Carpentras en 1800.

La population s'élevait à 1024 habitants en 1566, et a compté jusqu'à 1253 habitants en 1790. Encore supérieure à 1000 habitants jusqu'en 1836, la population va diminuer de façon continue jusqu'à 1946, où elle ne sera plus que de 371 habitants.

D'après "Venasque. Archéologie et histoire", sous la direction de Marc Legros et "Aperçus sur la coseigneurie en Comtat Venaissin (XIIe-XVe siècles)", par Germain Butaud.

Historique de la conservation

Il y a peu d'éléments qui évoquent la conservation et le classement des archives communales avant le milieu du XIXe siècle. On dispose d'un inventaire des archives réalisé en 1634 (coté II 1) ; de même, on sait que le conseil de la communauté avait pris la décision à la fin du XVIIIe s. de faire réaliser un inventaire, mais "cet inventaire n'a pas été trouvé et on ignore même s'il a été réalisé" (BB 14, délibérations 1762-1792).

Plus tard, le maire fit dresser un inventaire des archives et du mobilier le 8 mars 1841 (2 D 1), mais il reste très sommaire.

Ce n'est qu'à partir du milieu du XIXe s. que les renseignements se font plus précis sur la situation des archives communales. En janvier 1857, l'inspecteur départemental des archives note à la suite de sa visite dans la commune que l'état des archives "laisse beaucoup à désirer" et qu'elles "ont paru bien plus négligées et bien plus mal en ordre qu'elles ne l'étaient alors"(c'est à dire lors de la précédente inspection 12 ans auparavant). L'inspecteur note également que la commune n'avait pas réalisé l'inventaire prescrit par l'instruction ministérielle du 16 juin 1842.

La nouvelle instruction du 25 août 1857 relative au classement et à l'inventaire sommaire des archives communales antérieures à 1790 verra son application dès la fin d'année 1860, avec les premiers projets d'inventaires soumis au sous-préfet de Carpentras pour examen.

Le classement des archives s'accompagne "d'une amélioration radicale dans la tenue du dépôt" et l'inspecteur départemental constate en janvier 1861 que "tout désordre a disparu" et que "la plus grande propreté règne dans le local".

Après beaucoup de difficultés (problèmes de lecture des documents, erreurs de cotes) et de nombreux transferts de documents sur Avignon pour analyse, le secrétaire de mairie, Jauffret, met un terme à l'inventaire sommaire qui sera approuvé par le ministre de l'Intérieur le 9 novembre 1861.

Le maire précise dans un courrier de septembre 1862 avoir fait estampiller toutes les pièces et fait reproduire des numéros d'ordre et des lettres de séries au dos des registres, ainsi qu'avoir fait placer toutes les liasses dans des enveloppes avec les indications nécessaires.

Toutefois, en 1866, un rapport de l'inspecteur départemental révèle que Jauffret, ancien secrétaire, "avait trompé la surveillance de l'inspecteur départemental en dissimulant sous un amas de bois de chaufage plus des trois quarts des anciens papiers de cette commune". Le maire fait état ensuite d'un accord avec l'érudit bollénois Paul de Faucher qui se propose de passer annuellement plusieurs mois dans la commune pour reclasser les pièces et refondre l'inventaire, mais aucun travail n'a été réalisé, et l'archiviste départemental constate en 1879 "le triste état des archives ....moitié inventoriées, moitié entassées dans des sacs au dessus des placards du secrétariat", et invite le maire à faire voter une somme pour refaire un nouvel inventaire.

En 1883, la situation n'a pas changé, et l'inspecteur départemental, qui regrette que les archives anciennes n'aient toujours pas été inventoriées, constate que les archives modernes sont "dans le plus mauvais état", et réclame de nouveau leur classement.

En 1938, la situation est identique, et l'archiviste effectue le récolement des principaux documents cotés et non classés. Il précise aussi la réintégration aux Archives départementales de plusieurs pièces n'appartenant pas au fonds communal :

- quatre grosses liasses de documents du greffe de la cour de justice (XVIIIe s.)

- plusieurs cahiers en double de registres paroissiaux (XVIIIe s.)

- un cartulaire de la maison des Minimes de Notre-Dame de Vie (XVIIe-XVIIIe s.)

- un cahier des procès-verbaux de la section de Venasque (1793) ; un premier cahier (30 mai-21 juillet 1793) avait déjà été réintégré en 1852, attesté par un courrier conservé dans le dossier 6 D 1.

En septembre 1970, le conservateur du musée Calvet, Georges de Loye, informe les Archives départementales que les Compagnons d'Emmaüs, installés depuis un mois à Avignon, viennent de lui proposer des papiers de Venasque, provenant des greniers de la mairie. Dans le même temps, M. Hayez, directeur des archives départementales, reçoit deux jeunes gens qui lui demandent le déchiffrement d'un petit cahier de comptes consulaires de 1615 ; M. Hayez en fait aussitôt l'acquisition.

M. Hayez se rend ensuite à la chapelle des pénitents blancs, lieu de vente d'Emmaüs, et récupère des petits sacs de comptes de Venasque, dont il remplit "3 sacs postaux". Ces archives seront transférées aux Archives départementales et inventoriées sommairement (inventaire du 23-09-1970).

Les recherches effectuées dans les autres lieux de l'association ne donnent alors aucun résultat, et l'on sait que la vente avait lieu depuis plusieurs jours.

L'on saura plus tard que l'origine de cette dispersion de documents communaux peut être datée de 1961, année où ont été réalisés des travaux au grenier de la mairie, avec la mise à la poubelle de tous les documents qui s'y trouvaient.

A la suite de ces évènements, l'inspection des archives en mairie réalisée le 9 octobre 1970 permet de constater encore dans les bureaux "une quantité impressionnante d'archives dans les armoires" et "de nombreux sacs de pièces de comptes d'Ancien régime". Toutefois, il faudra attendre une nouvelle inspection en 1994 pour pouvoir obtenir le plein accord du maire au dépôt des archives aux Archives départementales.

Par la suite, d'autres documents de Venasque purent encore être "récupérés" et réintégrés dans le fonds des archives communales :

- 14 février 1971 : rachat à la brocante de l'Isle-sur-la-Sorgue d'un cahier de comptes du trésorier Pierre Gardin (1628-1629)

- 25 janvier 1986 : achat d'environ 40 pièces mises en vente par la boutique "la Friperie", rue Petite Calade (Avignon), essentiellement des pièces comptables XVIIe-XVIIIe s.

- 30 mai 1991 : M. David Arpaillanges remit aux Archives départementales quelques documents provenant des archives communales de Venasque, en particulier deux cahiers de comptes du trésorier (1643-1644 et 1770-1771) et un mandement du vice-légat (1601).

- 1994 : M. Yves Audic remit au président des Amis de Venasque quelques documents du XIXe siècle, qu'il avait récupérés 30 ans auparavant "en passant dans les rues de Venasque, dans une benne à ordures mélangés à des gravats, qui devaient provenir de travaux en mairie"et "dont il regrettait de n'en avoir pris alors qu'une poignée". Ces documents seront ensuite rendus à la mairie, sur l'intervention du directeur des Archives départementales.

- janvier 2013 : Guy Chalandard remet aux Archives départementales un cahier de comptes du trésorier Nicolas Arnaud (1637)

Le fonds des archives communales, malgré toutes les vicissitudes subies, apparait assez complet :

-pour les archives anciennes, on déplore la disparition d'un seul document inventorié en 1861 : il s'agit d'un parchemin traitant de la délimitation avec Gordes (coté AA 2).

- pour les archives modernes, le fonds est bien représenté dans les principales catégories de documents ; on constate cependant certains manques pour des documents sériels tels que recensement de population (série F), recensement militaire et recensement des chevaux (série H), listes électorales (série K), budgets et comptabilité (série L).

A la suite des réintégrations dans le fonds départemental déjà effectuées en 1938, il faut noter aussi l'extraction, lors du classement réalisé en 1996, de deux documents présents dans le fonds communal (cotés FF 1-2), qui concernent des actes de la cour de justice de Venasque et qui ont rejoint le fonds de cette juridiction.

Informations sur les modalités d'entrée

Dépôt (1995).

Réintégrations d'archives communales, restituées par des particuliers ou récupérées auprès des Compagnons d'Emmaüs (1970, 1991 et 1994, 2013).

Achat de documents communaux à la brocante de L'Isle-sur-la-Sorgue (1971), et auprès d'une boutique à Avignon (1986).

On trouvera dans le fonds

Archives anciennes :

Délimitation du territoire (1256-1788), statuts communaux (fin XVe s.,1782), réglementation du vice-légat (1628-1767), délibérations de la communauté (1389-1790), livres cadastre (1586-1595), tabelles (1679-1783), livres de comptes et pièces justificatives (1465-1787), impositions (1539-1778), dettes et emprunts (1422-1771), acquisitions et ventes de biens (1468-1572), droits sur la montagne (1553-1692), bâtiments et voirie (1546-1788), affaires militaires (1563-1699), procédures (1467-1783), registres paroissiaux (1572-1793), corps des anniversaires (1592-1768), épidémies (1553-1722), approvisionnement (1560-1769).

Archives modernes :

Textes officiels (1790-1871), délibérations du conseil municipal (1790-1901), arrêtés du maire (1838-1921), actes du maire et correspondance (1789-1895), contentieux (an IX- 1879), registres d'état civil (1793-1842), recensement de population (1793-1891), agriculture (an II-1886), ravitaillement (1793-1856), états de section et matrices cadastrales (an V-1911), impositions (1793-1894), affaires militaires (1792-1930), garde nationale (1793-1843), police locale et générale (1792-1896), élections (1792-1890), personnel municipal (an III-1896), budgets (an XI-1861), comptabilité (1791-1898), octroi (an XII-1817), bâtiments communaux (an IX-1894), biens communaux (1790-1895), voirie (an XI-1896), cultes (1789-1876), assistance (1790-1929), enseignement (an II-1892).

Mode de classement

Il n'a pas été possible de respecter intégralement le classement et les cotes attribuées dans l'inventaire de 1861. En effet, l'abondance des documents qui n'avaient pas été inventoriés en 1861 (voir l'historique de la conservation) a conduit à rajouter de nombreuses cotes, complétant et parfois bouleversant la cotation du XIXe siècle. C'est le cas en particulier pour la série BB, pour laquelle le rajout d'un registre de délibérations (1711-1724) venu s'insérer en complément dans l'ordre chonologique, a conduit à décoter les registres suivants. C'est sutout le cas pour la série CC, qui ne contenait que cinq cotes en 1861 (CC 1 à 5), et qui a été augmentée de toute la comptabilté communale (cahiers de comptes et pièces justificatives). Cette série a été remaniée dès le début par l'ajout d'un livre cadastre de 1595, non classé en 1861, décalant ainsi les cotes suivantes.

Par ailleurs, un document mal classé a été décoté et reclassé : il s'agit d'un livre de reconnaissances de dettes coté DD 6 en 1861, qui a été reclassé avec la comptabilité en série CC (CC 194). La cote DD 6 est donc une cote "vacante" (non attribuée).

Les cotes attribuées au XIXe s., qui ont pu être modifiées dans le présent inventaire, figurent systématiquement dans l'analyse du document.

Modalités d'accès

Fonds classé. Fonds communicable

Inventaire(s) à consulter également

Venasque. Inventaire sommaire des archives communales antérieures à 1790 de Venasque (1422-1792). 1861, manuscrit.

Venasque. Répertoire numérique détaillé des archives communales déposées (1256-1911), par Catherine Poirson et Henri Michon, Avignon, 1998, 126 p., dactyl.

Poursuivre votre recherche en ligne

Situer : "Commune de Venasque" dans son contexte

Sources complémentaires aux archives départementales de Vaucluse

États du Comtat Venaissin

Le cadastre de 1414 fait défaut.

Prieuré de Venasque

61 G 1 : réparations au prieuré (1784).

Minimes de Venasque

Couvent des Minimes de Notre-Dame de Vie, à Venasque (1609-1784)

50 H 1-3 : titres et indulgences (1609-1766) ; comptes (1687-1784).

Administrations et organismes de l'époque révolutionnaire (1790-1800)

On consultera en particulier le fonds du district de Carpentras (4 L), celui de la société populaire de Venasque (6 L 135-136), celui du comité de surveillance de Venasque (6 L 137) et de la Section fédéraliste de Venasque (6 L 42, 8 L 43). Voir également le fonds du tribunal provisoire, puis justice de paix du canton de Venasque (18 L 314-318, 332-334, 340).

Fonds de la préfecture. Administration communale (1800-1982)

On trouvera dans tous les dossiers relevant de la tutelle des affaires communales (série O) des renseignements sur le personnel municipal, les bâtiments et biens communaux, les contentieux, la voirie vicinale et urbaine, l'alignement des rues, les dons et legs, ainsi que sur la comptabilité communale.

A noter en particulier les dossiers 2 O 143 / 1-11 sur les biens et bâtiments communaux, 3 O 926-927, 960, 995, 1007 sur la vicinalité, 4 O 99 sur les legs à l'hospice, et 5 O 390 sur les comptes de gestion.

Fonds de la préfecture. Affaires culturelles (1800-1982)

Monuments historiques et objets d'art classés

4 T 56 : Venasque. Remparts (1892-1935) ; église (1856-1934) ; baptistère (an VI-1923), chapelle Notre-Dame de Vie (1935).

Fonds de la préfecture. Cultes (1800-1982) et fonds de l'archevêché d'Avignon (1800-1957)

On consultera en particulier le dossier concernant la séparation de l'Église et de l'État (9 V 6), ainsi que le dossier de la paroisse de Venasque et de la fabrique (25 J 233, 25 J 850).

Fonds de la sous-préfecture de Carpentras (1800-1940)

On trouvera dans les dossiers de la sous-préfecture de l'arrondissement de Carpentras (3 Z) ce qui concerne le contrôle de l'administration et la comptabilité communales.

A noter en particulier le dossier 3 Z 156 : dossier de la commune de Venasque (an XII-1861).

Archives privées. Famille de Thézan-Venasque (seigneurs de Venasque, Méthamis, Saint-Didier) (1506-1773 )

On consultera en particulier les livres de reconnaissances pour des biens à Venasque et les arrentements de biens et revenus (3 E 33 /2-15).

Fonds de l'hôpital de Venasque (1532-1932)

On trouvera dans le petit fonds de l'hôpital les documents les plus anciens concernant les biens et revenus (série B) ainsi que des pièces de comptabilité (série E), même si l'on déplore la disparition de quatre registres de reconnaissances des XVIe et XVIIIe siècle, ainsi que trois registres de délibérations et comptes (1737-1790). Les documents postérieurs à la Révolution renseigneront sur le fonctionnement de l'établissement jusqu'en 1932, principalement par les délibérations entre1839 et 1908 (série L), les budgets et la comptabilité de l'an X à1932 (série M), les biens et revenus au XIXe siècle (série N).

Notariat de Saint-Didier et Venasque. Étude Guillaume (de Pernes)

3 E 61 / 1-399 : notariat de Venasque (1509-1879).

Sources complémentaires hors archives départementales de Vaucluse

Bibliothèque Inguimbertine de Carpentras

Ms 1542, fol. 55-154 : paroisse de Venasque (fonds de l'évêché de Carpentras).

Ms 1745, fol. 86-101 : statuts communaux de Venasque (1638).

Bibliographie

  • Arlaud (R. M.), Le pays de Venasque et Le Beaucet, sept. 1993, 48 p.
  • Boisse (Nicolas), Fabre (Jean), Lejeune (Arnaud), "Le prieuré Saint-Pierre : aspects archéologiques (Venasque) ", Groupe archéologique de Carpentras et de sa région, bulletin n°16, octobre 2015, p. 45-53, ill.
  • Breton (René), "Les de Thézan-Venasque au XVIIIe siècle", Mémoires de l'Académie de Vaucluse, t. X, 1990-1991, p. 89-96.
  • Butaud (Germain), "Aperçus sur la coseigneurie en Comtat Venaissin (XIIe-XVe siècles)", Mélanges de l'École française de Rome - Moyen Âge, 122-1, 2010, p.63-87.
  • Chalandard (Guy), Venasque en Comtat. Brins d'histoire - au fil de l'état civil, chez l'auteur, 1999, 100 p.
  • Chalandard (Guy), "Venasque, où sont donc passés tes hospices ?", Les Carnets du Ventoux, n°54, décembre 2006, p. 78-80, ill.
  • Durand (Guy-Gérard), "Les bories de Venasque. Art et technique des bâtiments paysans", Les Carnets du Ventoux, n° 10, 1990, p. 56-61.
  • Duverger (Nelly), "L'ensemble religieux de Venasque : l'église Notre-Dame et son bâtiment quadrilobé", Venasque. Archéologie et histoire, s. la dir. de M. Legros, Carpentras, GACR, 2016, p. 215-241, ill.
  • Duverger (Nelly), "L'inventaire du patrimoine bâti de Venasque", Venasque. Archéologie et histoire, s. la dir. de M. Legros, Carpentras, GACR, 2016, p. 123-150, ill.
  • Février (P.-A.), "Venasque", Congrès archéologique de France, CXXXe session 1963, Avignon et Comtat, Société française d'archéologie, Paris, 1963, p. 348-364.
  • Legros (Marc), "Le cadastre [de Venasque] de 1595", Venasque. Archéologie et histoire, s. la dir. de M. Legros, Carpentras, GACR, 2016, p. 255-295, ill.
  • Legros (Marc), "De l'antique cité épiscopale au village rural", Venasque. Archéologie et histoire, s. la dir. de M. Legros, Carpentras, GACR, 2016, p. 87-121, ill.
  • Legros (Marc), "La famille de Venasque", Venasque. Archéologie et histoire, s. la dir. de M. Legros, Carpentras, GACR, 2016, p. 153-213, ill.
  • Legros (Marc), "A travers Antoine Dumont, vicaire à Venasque, migration et religion au XVIe siècle entre Séderon et le Comtat", Les Carnets du Ventoux, n° 61, octobre 2008, p. 76-79.
  • Legros (Marc), "Les "mouches à miel" et Venasque", Les Carnets du Ventoux, n° 70, janvier 2011, p. 78-80.
  • Legros (Marc), "À Venasque, une présence juive discrète mais bien réelle jusqu'à la fin du XVIe siècle", Études comtadines, n° 25, octobre 2016, p. 81-98.
  • Legros (Marc), "Le prieuré Saint-Pierre : données historiques (Venasque)", Groupe archéologique de Carpentras et de sa région, bulletin n°16, octobre 2015, p. 54-60, ill.
  • Legros (Marc), "Entre Venasque et Murs, une limite de communes, de seigneuries et d'États", Groupe archéologique de Carpentras et de sa région, bulletin n°17, 2017, p. 75-77, ill.
  • Legros (Marc), "Venasque, de l'histoire à la légende", Les Carnets du Ventoux, n° 63, avril-juin 2009, p. 78-81
  • Legros (Marc), "Une cohabitation difficile sur le fief de Venasque", Études comtadines, n° 15, octobre 2011, p. 34-52.
  • Legros (Marc), "Le prieuré de Saint-Maurice sous Venasque", Études comtadines, n° 7, octobre 2007, p. 29-54
  • Legros (Marc), "Projets d'irrigation de Venasque à Pernes, aux XVIIe et XVIIIe siècles", Les Carnets du Ventoux, n° 78, janvier 2013, p. 55-58, ill.
  • Saussac (Jean-Pierre), "Les moulins à blé sur la Nesque en aval de Venasque", Les Carnets du Ventoux, n° 78, janvier 2013, p. 32-38, ill.
  • Serieys (Maeva), Baro (Guilhem), Venasque (Vaucluse). Maison des Tours. Diagnostic d'archéologie préventive. Rapport final d'opération, Avignon : Service archéologique du département de Vaucluse, 2014, 186 p., ill. en coul., planches.
  • "Statuts de Venasque (1638)", Études vauclusiennes, n° LXI-LXII, janvier-décembre 1999, p. 99-103
  • Vataux (Pierre), "Venasque devient française", Groupe archéologique de Carpentras et de sa région, s.d. [1999], 20p.

Rédacteur de la description

Catherine Poirson

Date de création de la description

mardi 16 décembre 2008

Date de dernière modification de la description

mardi 28 août 2018

Mots-clés

Vous êtes dans : les inventaires en ligne
Organisme : Commune de Venasque
Nom géographique : Venasque (Vaucluse, France)
Parcours Ma commune : Venasque (Vaucluse, France)

Contenu

Informations bibliographiques

Informations de publication

Déclaration de titre

Titre : Commune de Venasque
Sous-titre : Répertoire méthodique des archives communales
Auteur : par Catherine Poirson et Henri Michon

Déclaration de publication

Éditeur : Archives départementales de Vaucluse
Adresse : Avignon
Date : 2016

Profil

Création : Instrument de recherche produit au moyen du logiciel Arkhéïa Aide au classement de la société Anaphore sarl, version 8-9.5 du jeudi 29 mars 2018 . Date de l'export : mardi 28 août 2018 (15:28 h)
Langue : Instrument de recherche rédigé en français