Camp pénitentiaire de Sorgues

par Bernard Thomas et Catherine Fina-Reversac

Présentation

Cotes extrêmes

1633 W 2 ; 1660 W 20-635

Intitulé

Camp pénitentiaire de Sorgues

Dates extrêmes

1945-1954

Description physique

Type

Document d'archives

Nombre d'articles

26

Métrage linéaire

2,00

Éléments historiques

Le camp pénitentiaire de Sorgues a succédé en janvier 1946 au camp d'internement dit centre de séjour surveillé de Sorgues, établi à la Libération et dissous en novembre 1945.

Le camp pénitentiaire est un camp de travail pour détenus politiques et de droit commun. À son ouverture, en janvier 1946, il semble bien que des détenus du centre de séjour surveillé aient été maintenus ; une lettre du 20 décembre 1945 (12 W 27) fait état de 220 miliciens encore présents à cette date au camp de Sorgues alors que celui-ci doit passer officiellement le 1er janvier 1946 à l'administration pénitentiaire, et le registre 1633 W 2 fait référence à des personnes enregistrées entre le 4 et le 13 janvier 1946, soit une centaine de noms ; toutefois, les noms portés sur les fiches de détenus - des anciens miliciens - "pris par l'administration pénitentiaire" en janvier 1946, conservées en 12 W 28, ne correspondent pas à ceux du registre 1633 W 2 dont malheureusement les premiers feuillets ont été arrachés.

Le camp accueille le 13 janvier 1946 un convoi de 350 détenus acheminés par train depuis plusieurs points de France, sélectionnés dans les établissements pénitentiaires selon deux critères :

- "détenus primaires" et "condamnés définitifs" : il s'agit pour les deux tiers de détenus politiques ayant été jugés par une cour spéciale de justice ou un tribunal militaire pour faits de guerre et de collaboration, mais aussi de détenus de droit commun qui purgent leur peine pour un tiers.

- condamnés à une peine d'emprisonnement de 1 à 5 ans.

Les installations du camp Poinsard sont celles du centre de séjour surveillé, installé à la Libération sur des terrains de la Poudrerie nationale de Sorgues, près de la RN 7 et de la gare. Elles comportent douze baraquements, dont deux sont occupés par les corps de garde, bureaux d'administration et logements des gardiens, et les autres affectés aux détenus répartis selon leurs activités de travail : fabrication d'outillage, mécanique, confection, etc. Le camp, qui a également hérité d'une partie du matériel du centre de séjour, comprend une cuisine, un réfectoire, des buanderies et salles de douche. L'encadrement et les éducateurs sont choisis parmi les détenus au sein de chaque section.

Plusieurs détenus sont employés à des travaux d'agriculture, soit à l'intérieur du camp, soit sous surveillance à l'extérieur.

D'après un rapport de mai 1946, le camp pénitentiaire comptait à cette date 404 adultes et 73 adolescents, sous la surveillance d'une quarantaine d'agents de l'administration pénitentiaire.

En effet, après janvier 1946, le camp pénitentiaire a continué de recevoir de nouveaux détenus, prenant la place de ceux qui ont effectué leur peine, ont été mis en liberté ou ont été transférés dans un autre établissement (maisons d'arrêt d'Avignon, de Carpentras, d'Aix-en-Provence, de Marseille, de Draguignan, etc.).

Le camp pénitentiaire de Sorgues est supprimé en 1949. Une décision ministérielle du 13 janvier prononce sa dissolution et le transfert des détenus vers les centres de Mauzac et de Saint-Sulpice, près de Toulouse ; d'autres seront dirigés vers la maison centrale de Clairvaux et des maisons d'arrêt de la région.

Près du camp pénitentiaire se trouvait également le camp de prisonniers allemands de Sorgues.

Historique de la conservation

La sous série 1633 W regroupait à l'origine deux articles de provenance différente. L'article 1 provenant du fonds de préfecture et l'article 2 provenant de l'établissement.

Le fonds du camp pénitentiaire à proprement parler est représenté par le registre du contrôle nominatif des détenus, retrouvé fortuitement en septembre 2004 dans les greniers de l'ancienne maison d'arrêt Sainte-Anne d'Avignon. Il est coté 1633 W 2 et vient en complément des archives du camp de Sorgues retrouvées postérieurement à la prison Sainte-Anne (1660 W).

(Août 2007)

Informations sur les modalités d'entrée

Versements (2004, 2007)

On trouvera dans le fonds

Administration du camp (1946-1954) ; personnel pénitentiaire (1946-1952) ; registres d'écrou des détenus (1945-1946) ; registres du contrôle nominatif (1946-1949) ; hospitalisations (1946-1949) ; dossiers de détenus (1946-1948).

Mode de classement

La cote 1660 W 524 a été intégrée à la cote 1660 W 635.

(Août 2017)

Modalités d'accès

Fonds communicable

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Sources complémentaires aux archives départementales de Vaucluse

33 W 8 : surveillance du camp pénitentiaire (1946-1947)

33 W 15 : fonctionnement, personnel, détenus, service médical, aumônerie du camp pénitentiaire de Sorgues (1946-1949).

47 W 25 : correspondance du cabinet du préfet au sujet du camp pénitentiaire de Sorgues (1945-1949).

12 W 1-28 : fonds du centre de séjour surveillé de Sorgues (1944-1945) auquel le camp pénitentiaire a succédé.

1660 W : archives des établissements pénitentiaires

Date de création de la description

mercredi 4 mars 2015

Date de dernière modification de la description

mardi 10 avril 2018

Mots-clés

Contenu

Informations bibliographiques

Informations de publication

Déclaration de titre

Titre : Camp pénitentiaire de Sorgues
Auteur : par Bernard Thomas et Catherine Fina-Reversac

Déclaration de publication

Éditeur : Archives départementales de Vaucluse
Adresse : Avignon
Date : 2017

Profil

Création : Instrument de recherche produit au moyen du logiciel Arkhéïa Aide au classement de la société Anaphore sarl, version 8-7.2 du mercredi 6 septembre 2017 . Date de l'export : mardi 10 avril 2018 (16:59 h)
Langue : Instrument de recherche rédigé en français