Fonds Pierre Millet • 1921-1980 Voir dans l'inventaire Ajout à votre panier

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Ce fonds appartenait à Marie-Thérèse Gastellu, amie et correspondante de Pierre Millet ; il contient un ensemble de feuillets manuscrits et dactylographiés des oeuvres du poète, des cahiers de notes et de réflexions sur la littérature, des photographies, de la correspondance, des coupures de presse sur le félibrige ainsi que des ouvrages imprimés de Pierre Millet et de quelques autres félibres.

Description physique

Nombre d'articles

37 articles

Métrage linéaire

0,44

Localisation physique

Archives départementales de Vaucluse

Situation du fonds

Fonds clos

Éléments historiques

Pierre Millet nait à Bollène le 12 janvier 1913.

Il est le troisième enfant de Joseph Millet (1888-1941) originaire de Caderousse et de Jeanne Santon (1882-1942), fille du docteur Santon médecin homéopathe.

Pierre Millet commence ses études secondaires au collège d'Orange et les termine au collège des jésuites Saint-Joseph d'Avignon. C'est durant cette période qu'il rencontre à Bollène, le poète Paul Manivet, juge de paix dans la ville, qui l'encourage à composer des poèmes. Ses premiers vers en français seront publiés dans la "Revue comtadine". Il fait ensuite khâgne au lycée Thiers de Marseille (1930-1931), obtient une licence de lettres à l'université d 'Aix-en-Provence (1934). Il y rencontre Émile Ripert, professeur de langues et de littérature provençales qui lui fait découvrir Mistral et le félibrige. Pierre Millet passe ensuite deux ans à enseigner au lycée français de Rome (1934-1936). Il devient professeur de lettres classiques au lycée d'Orange en 1943 et il y fera toute sa carrière, jusqu'à sa retraite en 1974.

En 1942, il épouse Marie-Reine Chastan, de Châteauneuf-du-Pape, dont il aura un fils, Jean-François.

En 1948, il fait la connaissance de Sully-André Peyre, directeur fondateur de la revue félibre Marsyas ; celui-ci aura une influence décisive sur la suite de sa carrière et renforcera son amour de la poésie, de la Provence et de la langue d'oc.

Dès 1950, il publie son premier recueil de poèmes en français, "Parhélies". Tout au long des années 1950, Pierre Millet fournit des poèmes à l'Armana prouvencau. Il publie un deuxième recueil de poèmes, cette fois en provençal, "La draio" (1950).

En 1953 il rencontre Paul Marquion (1902-1982), de Caderousse, auteur de théâtre populaire provençal et animateur de la troupe théâtrale "Lou Bastardèu" ; il joue dans sa pièce "Amour de chatte" qui connait un grand succès (1954-1960). En dépit de cette popularité et malgré l'appui fervent de Pierre Millet, Paul Marquion ne sera jamais nommé majoral du félibrige ; Pierre Millet en gardera rancune aux félibres estimant injuste cet ostracisme envers un auteur qu'il estimait précieux pour la renaissance de la langue provençale.

En 1954, pour le centenaire du félibrige, Pierre Millet obtient le grand prix des jeux floraux à Avignon, avec son livre de souvenirs (resté inédit) "I raro de l'estièu / Aux marches de l'été"; il devient maitre en "gai savoir", et c'est à cette occasion qu'il rencontre Marie-Thérèse Gastellu (1921-1973), venue avec les félibres des Pyrénées assister aux fêtes du centenaire; il gardera avec elle des liens privilégiés, jusqu'à la mort de celle-ci, survenue prématurément en 1973.

En 1955, "I raro de l'estiéu" est récompensé par le prix Frédéric Mistral.

En 1958, Pierre Millet est élu majoral du félibrige à la Sainte-Estelle de Toulon et reçoit la cigale de Zani.

Après "La draio" (1950), suivent d'autres recueils de poèmes : "La pousso de la draio" (1971), "Li risent" (1973), "Sus lou camin de la Tarsiero" (1973) et "La sablo de l'Angloro" (1975).

Mais son livre de souvenirs "I raro de l'estiéu" ne sera édité qu'après sa mort, en 2013, aux Presses du Midi, pour le centenaire de sa naissance.

Avec le souci du mot juste , la poésie de Millet est claire, fine, dense ; il dit l'essentiel avec force tout en laissant libre cours à l'imagination de son lecteur.

Pierre Millet est décédé à Aubenas, dans la maison de son fils Jean-François, le 14 août 1998. Jean-Marc Courbet lui succéda à la cigale de Zani quand il fut nommé majoral, à la Sainte-Estelle de Grasse en 1999.

Modalités d'entrée

Don de M. Marcel Gastellu-Etchegorry (2010)

Communicabilité

Fonds classé. Fonds communicable

Inventaire à consulter

Fonds Pierre Millet. Répertoire numérique de la sous-série 143 J, par M. Cl. Stanescu. Avignon, 2016.

Sources complémentaires hors archives départementales de Vaucluse

Centre de documentation provençale de Bollène :

archives de Pierre Millet et dossiers de documentation

Archives municipales d'Orange :

papiers Pierre Millet

Bibliographie

Courbet (J.M.), "Un poète nous a quittés : Pierre Millet", Bulletin des amis d'Orange, n°144, septembre-décembre 1999, p. 19-22

Costantini (A.), Courbet (J.M.), "Hommage à Pierre Millet, poète et félibre bolléno-orangeois (1913-1998)", Bulletin des amis d'Orange, n°189, septembre-décembre 2014, p.1-4

Mots-clés

Vous êtes dans : l'état des fonds
Personne : Millet, Pierre
Origine : Millet, Pierre
Cotes extrêmes : FRAD084_143 J 1-37

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