Congrégation des pauvres femmes d'Avignon • 1712-1941 Voir dans l'inventaire Ajout à votre panier

On trouvera dans le fonds

Décret d'érection, règles et coûtumier (1728) ; mémoires pour servir à l'histoire de la congrégation depuis 1712 ; legs (1730-1781) ; inventaires de reliques et de meubles, délibérations (XVIIIe s.) ; conférences et sermons (6 vol., XVIIIe s.).

Rétablissement au XIXe s. dans l'église Saint-Agricol : listes de membres, réceptions, comptabilité (1803-1941).

Description physique

Nombre d'articles

17 articles

Localisation physique

Archives départementales de Vaucluse

Situation du fonds

Fonds clos

Éléments historiques

Soutenu par le vice-légat Salviati, Jean-Pierre Calvet, élève du séminaire Saint-Charles d'Avignon, fonda en 1712 l'oeuvre des pauvres, placée sous le vocable de Notre-Dame des Pauvres, pour instruire dans la foi chrétienne les pauvres et les mendiants présents à Avignon ; le catéchisme et les aumônes s'effectuèrent dans la chapelle Notre-Dame du Salut au Portail Magnanen. Celle-ci ne suffisant plus, l'église collégiale de la Principale accueillit les assemblées ; puis après la peste, la collégiale de Saint-Symphorien, et enfin la chapelle des pénitents blancs ; les exercices religieux furent suivis de façon régulière sous forme de conférences auxquelles pouvait participer l'archevêque, Mgr Gonteris ; ce prélat érigea l'oeuvre en congrégation en 1728, en sépara les hommes, et l'établit sous le nom de congrégation des pauvres femmes sous le titre de Notre-Dame des Anges ; elle fut dotée d'une règle et d'un coûtumier. Dès cette date, on se préoccupa de rechercher un nouveau local. En 1735, les directeurs de l'oeuvre purent acquérir des maisons situées rues Banasterie et Sainte-Catherine, et on s'employa de jeter les fondations d'une église. Le chantier fut retardé par l'opposition des chanoines de Saint-Symphorien sur le territoire desquels la future chapelle de la congrégation était établie, mais une transaction intervenue en 1736 permit la reprise des travaux et la bénédiction de l'édifice par l'archevêque en 1740. La congrégation continua de se développer jusqu'à la Révolution en tenant assemblées et conférences religieuses.

En 1792, la congrégation des pauvres femmes fut supprimée et ses biens furent confisqués et vendus.

Après la réouverture des églises sous le Consulat, c'est dans l'église Saint-Agricol que la congrégation, qui se rétablit en 1803, s'installa. La nouvelle congrégation accueillit toutes les femmes et demoiselles de la ville qui en faisaient la demande ; elle prospéra tout au long du XIXe siècle et se maintint encore jusqu'au milieu du XXe siècle.

Modalités d'entrée

Dépôt de la paroisse Saint-Agricol d'Avignon (1973, 1975, 1980, 1983)

Communicabilité

Fonds classé. Fonds communicable

Inventaire à consulter

Archives paroissiales d'Avignon. Paroisse Saint-Agricol (XIXe-XXe s.). Répertoire méthodique de la sous-série 16 J, par B. Thomas. Avignon, 2005.

Sources complémentaires aux archives départementales de Vaucluse

Fonds du chapitre collégial de Saint-Symphorien :

14 G 5 : établissement de la congrégation des pauvres femmes (XVIIIe s.)

Biens nationaux :

1 Q 55 n° 39 : Vente de la chapelle et de maison rues Ste Catherine et Banasterie.

Sources complémentaires hors archives départementales de Vaucluse

Bibliothèque municipale d'Avignon :

Ms. 2444 fol. 550 : gravure de la congrégation des pauvres femmes (par Michel, graveur)

Bibliographie

Bruyère (abbé F.), Congrégation des pauvres femmes à Avignon. Avignon, Aubanel, 1875. 15 p.

Mots-clés

Cotes extrêmes : FRAD084_16 J 6-8, 18, 20, 59-65, 132-136

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