Seigneurie majeure de Mondragon • XIe-XVIIIe siècles Voir dans l'inventaire Ajout à votre panier

On trouvera dans le fonds

Les documents concernant la seigneurie de Mondragon se trouvent dans le fonds de l'archevêché d'Arles : chartriers (XIe-XVIIe s.), hommages et reconnaissances (XIVe-XVIIIe s.), vente de la seigneurie et procès avec les coseigneurs (1715-1764).

Description physique

Nombre d'articles

20 articles

Situation du fonds

Fonds clos

Éléments historiques

Les archevêques d'Arles se qualifiaient "princes de Mondragon" en vertu d'une concession de l'empereur Louis l'Aveugle. Cette suzeraineté sur la terre de Mondragon est attestée dès 1144 (bulle d'or de Conrad II). Enclavée par la suite dans le Comtat Venaissin et séparée du Dauphiné comme de la Provence, la terre de Mondragon releva effectivement de la souveraineté des archevêques d'Arles au moins jusqu'en 1535. L'archevêque détient la "supérieure et majeure seigneurie", ce qui lui permet de recevoir les hommages, y compris des autres coseigneurs, au nombre de cinq, d'établir un péage, de battre monnaie, de détenir un siège d'appel confié à un viguier.

Cependant, au XVIe siècle, la "réformation de la justice" en Provence, ordonnée par François Ier, mit brutalement fin à l'exercice de cette suzeraineté, en interdisant à l'archevêque d'Arles d'exercer à Mondragon des droits souverains ; en 1536, l'enquête du commissaire royal Jean Feu imposa à l'archevêque d'Arles et malgré ses protestations, la transformation de la principauté de Mondragon en simple seigneurie royale, relevant du temporel de l'archevêché d'Arles, aux côtés des autres coseigneurs. Des lettres patentes d'août 1539 finirent de faire rentrer Mondragon dans le régime commun, tout en considérant ce territoire coupé du reste de la Provence, comme terre adjacente. Mondragon fut rattaché à la sénéchaussée d'Arles et devint siège d'une subdélégation au XVIIIe siècle.

Les archevêques d'Arles conservèrent néanmoins leur titre de princes de Mondragon ; ils vendirent leurs droits en 1728 à Paul-Charles de Fogasse, seigneur de la Royère et baron de Cadillac et à Jean-Baptiste de Mantin de Crochans, déjà coseigneurs de Mondragon ; ce dernier racheta peu après les parts du premier pour devenir seul, en titre, prince de Mondragon en dépit d'une longue procédure qui l'opposa aux autres coseigneurs Gallet de Mondragon, Bimard et Castagnier.

Inventaire à consulter

Archives départementales des Bouches-du-Rhône. Répertoire numérique de la série G. Tome IV : 3 G (Archevêché d'Arles), par R. Busquet, Marseille, 1935.

Bibliographie

Smet (E. de), Mondragon de Provence, des origines à 1536. Avignon, 1977.

Castella (A.), Réunion de la principauté de Mondragon de Provence au département de Vaucluse (1789-1793), Montpellier, 1928.

Mots-clés

Cotes extrêmes : FRAD013_3 G 11-15, 164-167, 197

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