Consistoire de l'église réformée de Mérindol • 1669-1792 Voir dans l'inventaire Ajout à votre panier

On trouvera dans le fonds

Baptêmes, mariages et sépultures réformés (1669-1683 ; 1747-1792). Les archives du consistoire sont perdues.

Description physique

Nombre d'articles

2 articles

Situation du fonds

Fonds clos

Éléments historiques

Mérindol représente la deuxième communauté protestante des bords de la Durance, après Lourmarin, issue comme celle-ci des populations vaudoises passées à la Réforme lors du synode de Chanforan (1532) ; la communauté est anéantie par les massacres de l'expédition punitive de 1545 au cours de laquelle périrent également des habitants des villages de Cadenet, Lacoste, Lourmarin et de la vallée d'Aigues. Dès 1560, les représentants de plusieurs églises réformées de Provence se réunissent à Mérindol et des synodes y sont tenus. L'exercice du culte s'y pratique en toute liberté, et les édits de pacification accordés par le roi reconnaissent Mérindol comme lieu ouvert au culte réformé. En 1597, le procès-verbal de visite de l'évêque de Cavaillon signale Mérindol comme une localité entièrement conquise "à l'hérésie de Calvin". Véritable lieu de refuge pour les protestants, Mérindol se voit confirmer sous le régime de l'édit de Nantes un statut de lieu où le culte réformé peut s'exercer librement, puisqu'il a été autorisé par l'édit de 1570. Un temple a été construit à quelques pas du village. Lors de l'enquête, menée en 1661-1662 contre les ministres protestants en vue de la démolition des temples de Lourmarin, Cabrières, etc, le temple de Mérindol est épargné, de l'avis même du commissaire catholique, puisque le culte y était pratiqué avant 1598. Ainsi, Mérindol reste après 1663 une des rares localités de Provence où le culte protestant se maintient ; la révocation de l'édit de Nantes en 1685 y mit fin. Le temple fut démoli et la majeure partie des habitants abjura à l'automne 1685. Une longue période de persécutions s'en suivit avant de laisser place au milieu du XVIIIe siècle à un régime de semi-tolérance. En 1747, le pasteur Rozan ouvre un nouveau registre d'actes ; en 1757 lui succède le pasteur Rolland, venu de Lourmarin. L'édit de 1787 donne aux protestants de Mérindol comme à ceux de France un nouveau statut légal.

Modalités d'entrée

Séquestre

Inventaire à consulter

Registres paroissiaux et état civil. Répertoire numérique de la sous-série 1 E, par M.N. Videau. Avignon, 1990. 2 vol.

Sources complémentaires aux archives départementales de Vaucluse

1 E 74/3 : déclarations des non-catholiques en application de l'édit de tolérance (1788-1792) (autre exemplaire aux archives commmunales de Mérindol GG 3).

Bibliographie

Arnaud (E.), Histoire des protestants de Provence, du Comtat Venaissin et de la principauté d'Orange. Paris, 1884, 2 vol.

Bernard (G.), Les familles protestantes en France (XVIe-1792). Guide des recherches biographiques et généalogiques. Paris, Archives nationales, 1987, 699 p.

Audisio (G.), Les Vaudois du Luberon. Une minorité en Provence (1450-1560). Mérindol, 1984.

Borello (C.), Les protestants de Provence au XVIIe siècle. Paris, 2004.

Peyre (B.), Histoire de Mérindol en Provence. Avignon, 1939.

Mots-clés

Cotes extrêmes : FRAD084_1 E 74/5 E Dépôt Mérindol GG 4

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