Aumône confrérie Notre-Dame la Majour et Hôpital des pèlerins d'Avignon • 1360-an IV Voir dans l'inventaire Ajout à votre panier

On trouvera dans le fonds

Statuts (XIVe s.), administration (1575-1779), conclusions (1682-1761), réceptions (1460-1714), testaments de bienfaiteurs (1548-1572), comptes (1371-1459, 1724-1758) ; actes, terrier et reconnaissances pour les hôpitaux de la Porte-Evêque, de Notre-Dame de Salvator, Saint-Michel et des Pèlerins, rôles des biens (1360-an IV), inventaire, argenterie, visite pastorale (1675-1765)

Description physique

Nombre d'articles

18 articles

Métrage linéaire

0,85

Localisation physique

Archives départementales de Vaucluse

Situation du fonds

Fonds clos

Éléments historiques

Instituée au début du XIVe siècle et patronnée par les papes et les cardinaux de la curie d'Avignon, la confrérie Notre-Dame de la Major ou Majour, une des plus riches d'Avignon, accueillit les marchands italiens, en particulier les Florentins, établis ou de passage dans la ville, mais aussi des artisans, riches et pauvres. Elle possédait l'hôpital des Pélerins, dit de la Majour, situé au Portail Matheron ; les nobles marchands italiens y secouraient leurs compatriotes pauvres et l'oeuvre distribuait également des secours aux indigents et aux pèlerins italiens en route vers Compostelle. Mais, cet hospice étant devenu insuffisant, il fallut construire en 1365 un deuxième hôpital, dit de Saint-Michel ou des Lombards, aux Corps-Saints. En 1459, la bulle d'union des hôpitaux d'Avignon réunit à l'hôpital des Pèlerins, les hôpitaux de Fenouillet et de Notre-Dame de Salvation, qui étaient alors pratiquement ruinés, et à celui de Saint-Michel, les hôpitaux Saint-Martial et de la Porte-Evêque, en aussi mauvais état. L'hôpital Saint-Michel disparut en 1577 à la suite de sa cession par la confrérie de la Majour au cardinal d'Armagnac qui y transféra les Repenties. L'hôpital des Pèlerins survécut aux XVIIe et XVIIIe siècles dans cette fonction ; l'hôpital n'avait que douze lits pour les pèlerins de passage. La confrérie possédait sa chapelle dédiée à l'Assomption dans l'église du couvent des Augustins. L'avocat général du pape à Avignon était le protecteur de la confrérie Notre-Dame de la Majour ou des marchands. L'édit de 1769 supprima la confrérie de la Majour et l'hôpital des Pèlerins dont les biens furent donnés à l'Aumône générale d'Avignon.

Modalités d'entrée

Dépôt des hospices d'Avignon

Inventaire à consulter

Archives hospitalières d'Avignon. Fonds des œuvres pies supprimées par le roi de France et annexées à l'Aumône générale. Répertoire numérique des archives déposées aux Archives départementales de Vaucluse, Avignon, s.d. [fin XIXe s.]. 100 p.

Bibliographie

Pansier (P.), "Les oeuvres charitables d'Avignon en 1433", Annales d'Avignon et du Comtat Venaissin, 1912, p. 219-242.

Pansier (P.), "Les confréries d'Avignon au XIVe siècle", Annales d'Avignon et du Comtat Venaissin, 1934, p. 5-48 [pour l'édition des statuts du XIVe s.]

Pansier (P.), "Les anciens hôpitaux d'Avignon", Annales d'Avignon et du Comtat Venaissin, 1929, p. 5-116 [cf. p. 83-89].

Rollo-Koster (J.), " Forever after : the dead in the Avignonese confraternity of Notre Dame la Majour (1329-1381)", Journal of Medieval History, vol. 25, n° 2, p. 115-140.

Le Blévec (D.), La part du pauvre. L'assistance dans les pays du Bas-Rhône du XIIe siècle au milieu du XVe siècle. Rome,2000. 2 vol.

Hayez (J.), Nostra Donna la Maggiore della corte di Roma. Une confrérie avignonnaise dans la 2me moitié du XIVe siècle. DEA Paris-IV, 1984.

Mots-clés

Cotes extrêmes : FRAD084_H Dépôt Avignon, Aumône de la Major B 1-5, C 1-4, E 1-8, F 1

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