Oeuvre des Repenties de Notre-Dame des Miracles d'Avignon • 1347-1642 Voir dans l'inventaire Ajout à votre panier

On trouvera dans le fonds

Titres de fondation, transactions, donations (1375-1461), titres, capitaux, pensions, reconnaissances, mêlés avec les papiers des Visitandines (XIIIe-XVIIe s.), censier (1392).

Description physique

Métrage linéaire

1,00

Situation du fonds

Fonds clos

Éléments historiques

L'oeuvre des Repenties d'Avignon, qui s'adressait aux femmes retirées de la prostitution et pourrait remonter à la fin du XIIIe siècle, s'installa vers 1343 auprès de l'église Notre-Dame du Miracle (ou des Miracles), une fondation de Jean XXII, dont elle prit le nom en raison de sa proximité. Grégoire XI, qui avait donné à la communauté le cimetière de cette église, lui confirma également l'autorisation d'entendre les offices à Notre-Dame des Miracles ; ce même pape lui réunit d'autres biens dont le jardin de la Pignotte. Après un net essor durant le XIVe siècle, les effectifs de la maison des Repenties semblent être tombés à une douzaine de soeurs seulement au XVe siècle et un déclin se manifesta dans la seconde moitié du XVe siècle. Un projet d'union de l'oeuvre au chapitre Saint-Agricol échoua. Ce fut le cardinal Georges d'Armagnac, colégat d'Avignon, qui en 1575, se décida à réformer complètement l'oeuvre des Repenties, d'abord en la retirant de ses bâtiments de Notre-Dame des Miracles, donnés aux Minimes, et en la logeant dans l'ancien hôpital Saint-Michel, propriété de l'aumône de la Major, puis, en 1582, en l'éloignant de ses buts et objectifs primitifs ; le cardinal fit ériger cette nouvelle maison des Repenties en monastère dénommé en son honneur, de Saint-Georges ; dès lors, les repenties prirent le nom de religieuses de Saint-Georges. Un nouveau règlement détermina les admissions des pénitentes selon l'ancien cérémonial, et celles-ci étaient reçues religieuses après une probation de deux ans, en prenant l'habit sans prononcer de voeux religieux. Mais le recrutement de la maison ne fut plus le même que celui d'autrefois, puisque si seulement quelques places encore étaient réservées à des filles pauvres, les religieuses étaient recrutées désormais dans la bourgeoisie locale et reçues avec des dots ; l'oeuvre stricto sensu des repenties n'existait donc plus à la fin du XVIe siècle. Cette évolution s'acheva en 1642 avec la transformation du monastère des pénitentes de Saint-Georges en monastère de la Visitation.

Historique de la conservation

Le fonds d'archives est confondu dans celui de la Visitation Saint-Georges d'Avignon

Modalités d'entrée

Séquestre révolutionnaire

Inventaire à consulter

Répertoire numérique de la série H. Clergé régulier. Ordres et communautés de femmes, ordres militaires et hôpitaux, par L. Duhamel et J. de Font-Réaulx. Avignon, vers 1910-1961, 410 p. (dactyl.)

Bibliographie

Pansier (P.), L'Oeuvre des Repenties à Avignon du XIIIe au XVIIIe siècle. Paris-Avignon, 1910.

Rollo-Koster (J.), "From prostitutes to Brides of Christ : the Avignonese Repenties in the Late Middle Ages", Journal of Medieval and Early Modern Studies, vol. 32.1,2002, p. 109-144

Mots-clés

Cotes extrêmes : FRAD084_107 H 10-11, 15-36

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