Couvent des Carmes déchaussés de Notre-Dame de Lumières • 1405-1790 Voir dans l'inventaire Ajout à votre panier

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Titres et comptes de la communauté et du sanctuaire (1405, 1624-1790)

Description physique

Nombre d'articles

4 articles

Métrage linéaire

0,20

Situation du fonds

Fonds clos

Éléments historiques

L'apparition en 1661 d'un enfant, dans une grande lumière, à un paysan de Goult atteint d'une hernie, Antoine de Nantes dit Jalleton, suivie de sa guérison subite et miraculeuse, fut à l'origine d'un sanctuaire de pèlerinage établi près d'une chapelle dédiée à Notre-Dame. Très vite, le sanctuaire de Notre-Dame de Lumières connut une certaine renommée attirant les foules ; il participe au regain de la dévotion mariale qui s'affirme en Provence et en Languedoc à cette époque (Apt, Rochefort-du-Gard, Notre-Dame du Laus ). En 1663, l'évêque de Cavaillon fait bénir une nouvelle chapelle, de dimensions encore modestes ; et de nouveaux miracles se produisent. Les visions de nuées et de lumières donnent son nom définitif au sanctuaire. C'est à cette date, en 1664, qu'à l'initiative d'un Carme venu de Bretagne, le P. Michel de Saint-Esprit, des religieux, en l'occurrence des carmes du couvent voisin de Saint-Hilaire à Ménerbes, prennent possession du lieu de dévotion et bâtissent un couvent à partir de 1666. La communauté compte 18 religieux en 1669, et en 1671 un chapitre provincial des Carmes se tient à Lumières. En 1666, le Père Michel publie à Lyon un petit ouvrage pour la diffusion du pèlerinage, que relaient les maisons de l'Ordre. Dans la deuxième moitié du XVIIe siècle, les miracles, l'organisation de processions et de pèlerinages contribuent à l'essor du sanctuaire ; une nouvelle église est édifiée et consacrée en 1699. Le déclin n'est survenu qu'au cours du XVIIIe siècle, et la communauté religieuse, réduite à 7 religieux, voit fondre ses effectifs au milieu du siècle ; à partir de 1779, elle n'est plus qu'un ermitage. Toutefois, la desserte du pèlerinage lui vaut de ne pas être supprimée par la Commission des réguliers en 1768, mais plus tard à la Révolution. Abandonné, le sanctuaire de Lumières fut racheté et repris en 1837 par la congrégation des Oblats de Marie, de Mgr de Mazenod ; le pèleringe connut un nouvel élan au XIXe siècle.

Modalités d'entrée

Séquestre révolutionnaire

Inventaire à consulter

Répertoire numérique de la série H. Clergé régulier. Ordres et communautés d'hommes, par L. Duhamel. Avignon, vers 1910, 391 p. (dactyl.)

Bibliographie

Michel du Saint-Esprit (R.P.), Le saint pèlerinage de Notre-Dame de Lumières. Lyon, 1666.

Fer (abbé), Notice historique sur Notre-Dame de Lumières. Pont-Saint-Esprit, 1861.

Antoine-Marie de la Présentation (R.P.). Le Carmel en France. Étude historique , t. V. Toulouse, 1938, p. 203-249.

Cousin (B.), Notre-Dame de Lumières. Trois siècles de dévotion populaire en Luberon. Paris, 1981.

Duperray (E.), Tourne-toi vers elle. Les ex-voto de Notre-Dame de Lumières [catalogue-inventaire]. Arles-Avignon, 2014.

Mots-clés

Cotes extrêmes : FRAD084_16 H 1-4

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