Chapitre collégial Saint-Symphorien d'Avignon • 1267-1791 Voir dans l'inventaire Ajout à votre panier

On trouvera dans le fonds

Statuts (1694), délibérations (1698-1766), administration, transactions, droits (1267-1783), fondations, pensions, anniversaires (1462-1787), comptes et capitaux (XVI-XVIIIe s.), livre de l'oeuvre (1529-1789), procès (XVIIe-XVIIIe s.).

Description physique

Métrage linéaire

2,10

Localisation physique

Archives départementales de Vaucluse

Situation du fonds

Fonds clos

Éléments historiques

Bien que située au coeur de la ville, dans un quartier où des découvertes archéologiques ont révélé des fragments de mosaïques, on ne dispose guère de données sur les origines de l'église Saint-Symphorien avant le Moyen Âge. Petite église paroissiale, elle est mentionnée pour la première fois en 1217.

Au XIVe siècle, c'est le chanoine infirmier du chapitre cathédral de Notre-Dame des Doms qui est le prieur de Saint-Symphorien (cela, semble-t-il, depuis le dernier tiers du XIIIe siècle). La desserte de la paroisse est effectuée par quelques prêtres séculiers peu nombreux : 2 chapelains, 1 diacre, 1 clerc.

L'église ne semble pas avoir reçu de donations et de legs particuliers.

Elle est reconstruite au XVIe siècle, au moment où elle est érigée en collégiale, en 1591, ce qui en fait la dernière des sept collégiales d'Avignon.

Achevée et consacrée en 1602, c'est une église à nef unique, que jouxte un petit cloître et un cimetière à côté.

A la veille de la Révolution, son état est jugé alarmant;

En mars 1791, le chapitre de chanoines est supprimé, comme les autres chapitres collégiaux ; seul demeure à la tête de l'église le P. de Nolhac, une des futures victimes des massacres de la Glacière quelques mois plus tard.

Devant les menaces d'écroulement d'une tribune, d'un mur et d'un escalier, le vicaire général capitulaire qui a remplacé dans ses fonctions l'archevêque d'Avignon, décide de prononcer la fermeture de l'église, et de transférer la paroisse non loin de là dans l'église du couvent des grands carmes (ordonnance du 26 mars 1792).

Tout le mobilier fut déplacé et réinstallé dans cette église qui prit le titre de Saint-Symphorien, où le culte continua d'être exercé de 1792 à prairial an II (mai 1794) puis à nouveau à partir de 1795.

L'ancienne église Saint-Symphorien et son cloître furent vendus comme biens nationaux en février 1795. Transformée en magasin, l'église fut démolie en 1872.

Modalités d'entrée

Séquestre révolutionnaire

Communicabilité

Fonds classé. Fonds communicable

Inventaire à consulter

Répertoire numérique de la série G (Clergé séculier), par L. Imbert et J. de Font-Réaulx, Avignon, 1956, IV-674 p.

Sources complémentaires aux archives départementales de Vaucluse

Fonds de l'archevêché d'Avignon

1 G 299 : ordonnance de fermeture de l'église Saint-Symphorien et de transfert de la paroisse aux Carmes (26 mars 1792)

Bibliographie

Carru (D.), "L'origine des églises d'Avignon d'après les sources archéologiques", Annuaire de la Société des Amis du Palais des Papes, LXXIII, 1996, p. 65-77.

Hayez (A.M.), "La paroisse Saint-Symphorien au temps des papes d'Avignon", Annuaire de la Société des Amis du Palais des Papes, LXXIV, 1997, p. 25-50

Mots-clés

Cotes extrêmes : FRAD084_14 G 1-37

Documents relatifs