Chapitre collégial Saint-Didier d'Avignon • 1215-1791 Voir dans l'inventaire Ajout à votre panier

On trouvera dans le fonds

Fondation, statuts, privilèges (1350-1567), délibérations (1763-1777), reconnaissances et directes, biens à Avignon, l'Isle, au Comtat, Languedoc et Provence (XIVe-XVIIIe s.), droits sur le péage à sel d'Avignon (1215-1793), comptes et administrations de biens (1707-1791) ; prieurés de Saint-Saturnin-lès-Avignon, de Remoulins et de Saint-Martin-de-Villandric (XIVe-XVIIIe s.) ; inventaire (1634).

Description physique

Métrage linéaire

10,30

Localisation physique

Archives départementales de Vaucluse

Situation du fonds

Fonds clos

Éléments historiques

Sur l'existence d'une église placée sous le vocable de saint Didier, évêque de Langres et martyr du IVe siècle, on ne connaît pas grand chose, si ce n'est son ancienneté que des historiens de l'Église d'Avignon, comme Nouguier, faisaient remonter à l'évêque Agricol en 685.

Restaurée au Xe siècle, l'église est remise en 1068 par l'évêque d'Avignon aux bénédictins de l'abbaye de Montmajour qui la conservèrent seulement quelques années, avant de la restituer au chapitre de Notre-Dame des Doms en 1096. C'est un modeste édifice jusqu'au XIVe siècle.

L'église Saint-Didier trouva son bienfaiteur en la personne du cardinal Bertrand de Déaux dit le cardinal d'Embrun, cardinal-prêtre au titre de Saint-Marc, puis évêque de Sabine, jurisconsulte renommé qui fut auditeur des lettres contredites et légat. À son décès le 21 octobre 1355, le prélat, qui disposait d'une grande fortune et de nombreux biens, chargea ses héritiers de doter un édifice religieux de leur choix, à Avignon ou à Villeneuve. Innocent VI approuva le choix qui fut fait de l'église Saint-Didier le 22 novembre 1355 et autorisa la reconstruction complète de l'église ainsi que l'institution d'une collégiale. Le prix-fait de la reconstruction est du 4 mai 1356 et le chantier fut mené de manière très rapide ; l'église est consacrée le 20 septembre 1359. Le cardinal bienfaiteur fut inhumé dans le choeur;

Le collège était composé d'un archiprêtre, 14 prêtres, 2 diacres ; ils n'étaient pas chanoines, mais prêtres soumis à la vie commune.

Biens immobiliers, cens et revenus, droits de péage sur le sel, provenant de la succession du cardinal de Déaux furent remis. Parmi ces biens, les prieurés de Saint-Saturnin-lès-Avignon et de Remoulins.

Sur ordre de Clément VII, des statuts furent promulgués en 1387 par le cardinal Guillaume de Chanac. En 1382, on avait substitué un prévôt à l'archiprêtre ; une bulle de Clément VII du 15 août 1385 transforma le collège de prêtres en chapitre de chanoines (14 chanoines prêtres y compris le prévôt et le sacristain, 2 chanoines diacres et 2 chanoines sous-diacres dont les places étaient amovibles).

Au XVe siècle, on effectua quelques modifications dans l'aménagement de l'église avec l'adjonction d'une tribune au fond de la nef, et d'une tribune d'orgue, au sommet d'une arcade.

Au XVIIIe s., les chanoines firent construire une grande sacristie couronnée par une rotonde en pierre de taille (1715) qui disparut à la Révolution.

Plusieurs chapellenies avaient été établies, et certaines confréries de métier, comme les chapeliers, les imprimeurs avaient leur chapelle à Saint-Didier. L'église possédait de nombreuses reliques dont une sainte Épine.

Le chapitre collégial fut supprimé en mars 1791 et les chanoines furent remplacés par un curé constitutionnel qui administra la paroisse jusqu'à la fermeture des églises prononcée en 1794. L'église Saint-Didier fut affectée à l'usage d'une maison de réclusion des "suspects" et servit quelque temps de prison, après avoir été entièrement dépouillée de son mobilier.

Le culte fut rétabli en 1801.

Le quartier canonial était relié à l'église par un arceau au-dessus de la rue. Il fut vendu comme bien national par lots de 1793 à 1795. Le cimetière occupait l'emplacement de la place actuelle.

Modalités d'entrée

Séquestre révolutionnaire

Communicabilité

Fonds classé. Fonds communicable

Inventaire à consulter

Répertoire numérique de la série G (Clergé séculier), par L. Imbert et J. de Font-Réaulx, Avignon, 1956, IV-674 p.

Bibliographie

Carru (D.), "L'origine des églises d'Avignon d'après les sources archéologiques", Annuaire de la Société des Amis du Palais des Papes, LXXIII, 1996, p. 65-77.

Girard (J.), La construction de l'église Saint-Didier d'Avignon. Paris, impr. Nationale, 1943, 19 p. (extr. de Bulletin archéologique, 1936-1937, p. 632-649).

Hayez (A.M.), "L'érection des trois églises paroissiales avignonnaises en collégiales au XIVe s. (Saint-Agricol, Saint-Pierre, Saint-Didier)", Bulletin philologique et historique (jusqu'à 1610) du Comité des travaux historiques et scientifiques, 1979, p. 99-120

Hayez (A.M.), "La paroisse Saint-Didier au temps des papes d'Avignon", Annuaire de la Société des Amis du Palais des Papes, LXXVIII-LXXIX, 2001-2002, p. 19-40.

Trouillet (chanoine), Monographie de l'église Saint-Didier d'Avignon. Avignon, Aubanel, 1930. 37 p.

Gagnière (S.), "Le tombeau du cardinal de Déaux à l'église Saint-Didier d'Avignon", Études vauclusiennes, XVII, janvier-juin 1977, p. 1-10.

Mots-clés

Cotes extrêmes : FRAD084_10 G 1-145 ; 8 G 244

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