Chapitre cathédral d'Orange • 1253-an XII Voir dans l'inventaire Ajout à votre panier

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Le fonds du chapitre contient un "livre blanc" ou "recueil des choses notables" rédigé par Jacques Isnard, chanoine et sacristain de l'église d'Orange, en 1558, juste avant les les destructions et massacres des années 1560-1562.

Les inventaires des "instruments" du chapitre datent des années 1668-1680 seulement.

Les statuts sont avec les conclusions capitulaires (1495-1572, 1639-1790).

La mense capitulaire contient titres, reconnaissances pour les différents offices, terriers, lièves, ventes (1440-1790).

Dès le XIVe siècle, la mense dut être accrue, par la réunion de bénéfices : ainsi en 1334, le prieuré de Saint-Marc, en 1417, celui de Jonquières, en 1438, la vicairie de Saint-Eutrope.

Capitaux, pensions (1660-an XII) ; comptes (1748-1782) ; procès, règlements, droits divers (1253-1786).

Description physique

Nombre d'articles

49 articles

Métrage linéaire

3,00

Localisation physique

Archives départementales de Vaucluse

Situation du fonds

Fonds clos

Éléments historiques

C'est seulement au début du XIe siècle qu'apparaît explicitement un chapitre auprès de l'évêque d'Orange. Les chanoines suivirent la règle de saint Augustin, jusqu'en 1614, époque où le pape Paul V sécularisa le chapitre et se réserva l'élection du prévôt. Le roi prétendit aussi à cette nomination.

Aucun texte de fondation ou de statut ne fixe le nombre exact des chanoines. Des actes des XIIe-XIIIe siècles en font apparaître 9, 17 et même 20, ce qui indiquerait une tendance à l'accroissement. En 1476, l'évêque Pierre de Surville réduisit le nombre à 9, avec tolérance, mais sans pouvoir excéder 12. Au sein du chapitre, régulier, le premier était le prévôt, chargé d'administrer le temporel. Cependant le véritable supérieur est le prieur claustral, aux pouvoirs fort étendus, mais élu pour un an seulement. Les autres officiers sont le sacristain, le capiscol, le vestiaire, l'infirmier, l'aumônier, l'ouvrier.

Les chanoines luttèrent tout au long de leur histoire pour se faire reconnaître le droit d'admission de nouveaux chanoines et celui d'élire aux dignités du chapitre. Un décret de 1534 du parlement de Dauphiné leur maintint, contre les prétentions du vice-légat, le droit d'élire leurs collègues. L'indult de Clément XI accordé à Louis XIV le 27 avril 1706 rappela cette prérogative du chapitre. L'admission aux canonicats et prébendes resta au chapitre, sauf pour la prévôté qui revint au pape et la précenterie et l'archidiaconat qui furent réservés à l'évêque, par accord confirmé par le vice-légat en 1699.

Les chanoines étaient aussi prieurs d'églises urbaines ou rurales ; c'est l'évêque qui possède le droit de nomination dans presque toutes les paroisses de la partie de France, sauf à Gigondas (qui relevait anciennement du diocèse de Vaison où le sacristain de l'église cathédrale a gardé le juspatronat). Le chapitre possède le juspatronat de la cure de Jonquières.

Dans la partie du Comtat, le chapitre nomme à quatre cures sur treize, l'évêque à une seule (Uchaux).

La deuxième moitié du XVIe siècle, marquée par le déclin de la vie régulière, les bouleversements des luttes religieuses, les pillages et incendies, la domination protestante à Orange, vit l'exil de l'évêque et du chapitre à Beaumes d'abord, puis à Caderousse, dans les années 1566-1599. Après cette crise, l'évêque Jean de Tulle, nommé en 1608, réorganisa le chapitre et publia le 10 décembre 1609 de nouveaux statuts (5 G 117, Bibl. Avignon, ms 5236, fo. 24-30 et ms 5330, fol. 75-86). La bulle "Coelestis Patris Providentia" du 14 septembre 1614 sécularisa le chapitre.

Parmi les chanoines d'Orange, on a retenu les noms de Jean-Cosme de Keeremans, prévôt de 1611 à 1660, qui fut l'un des directeurs de l'oeuvre de la Miséricorde, Esprit Piélat (1608-1655), considéré comme "saint", qui fut l'un des fondateurs de la Grande Miséricorde et de la confrérie de Saint Joseph, Jean-Louis Prévost, capiscol de 1686 à 1737, auteur d'une histoire des évêques d'Orange.

Dans les dernières années de l'Ancien régime, le chapitre cathédral pouvait comprendre une vingtaine de membres. En 1789, le clergé séculier de la ville comptait vingt-cinq ecclésiastiques, le chapitre cathédral lui-même comprenant neuf chanoines (dont un prévôt, un archidiacre, un capiscol) ; douze bénéficiers, hebdomadiers, chantres et diacres formaient le bas-choeur ; un curé, assisté de trois vicaires, desservait la cathédrale Notre-Dame.

Modalités d'entrée

Séquestre révolutionnaire

Inventaire à consulter

Répertoire numérique de la série G (Clergé séculier), par L. Imbert et J. de Font-Réaulx, Avignon, 1956, IV-674 p.

Bibliographie

Gerbault (Pierre). Recherches sur les chanoines réguliers et séculiers dans l'ancien diocèse d'Orange, Bulletin des Amis d'Orange, 1976, n°64, p.4-8, n° 65, p.1-7, n° 66, p. 1-5, 1977, n° 67, p.1-9, n° 68, p. 1-4

Mots-clés

Vous êtes dans : l'état des fonds
Thème de la recherche : histoire religieuse
Matière : vie religieuse
Nom géographique : Orange (Vaucluse, France)
Cotes extrêmes : FRAD084_5 G 75-118, 181-185

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