Couvent du Saint-Sacrement de Bollène • 1727-1792 Voir dans l'inventaire Ajout à votre panier

On trouvera dans le fonds

Titres, achat de biens, pensions, mémoires et transactions (1730-1792), inventaires, procès, comptes (1730-1792), reconnaissances (1739-1777), professions des religieuses (1727-1785).

Description physique

Nombre d'articles

3 articles

Métrage linéaire

0,30

Situation du fonds

Fonds clos

Éléments historiques

La fondation et le développement de la communauté de religieuses de l'Adoration perpétuelle du Saint-Sacrement de Bollène sont étroitement liés à une famille notable de la ville, les Roquard dont plusieurs membres embrassèrent l'état ecclésiastique. Dès 1720, Louise de Roquard s'associe à une fille de la Charité et achète une maison pour s'occuper de l'instruction des filles pauvres. En dépit des réticences de la communauté de Bollène à son égard, Mme de Roquard obtient du vice-légat l'autorisation de vivre sous l'habit religieux et sous l'invocation de saint Joseph. De l'évêque de Saint-Paul-Trois-Châteaux, elle reçoit la possibilité d'avoir une chapelle et de faire des processions du Saint-Sacrement ; le prélat érige peu après sa petite communauté en congrégation. Des relations sont nouées avec les religieuses de l'Adoration perpétuelle du Saint-Sacrement établies à Marseille, dont l'institution remontait à la fondation par le Père Antoine Lequieu, réformateur de l'ordre de saint Dominique, qui voulut compléter ses couvents de missionnaires dominicains du Saint-Sacrement par des fondations de religieuses contemplatives du Saint-Sacrement. De cette maison de Marseille, première du genre en 1639, partirent un siècle plus tard des soeurs qui inaugurèrent la clôture de la nouvelle maison de Bollène (1725). Les premières professions furent prononcées en 1727 et se poursuivirent tout au long du siècle, avec un fort recrutement local dans la société locale. Des donations, surtout de la famille de Roquard, permirent l'aménagement du monastère, la construction de bâtiments dès 1732 et d'une église à partir de 1750. La communauté comptait 29 religieuses en 1792 ; elle fut supprimée à cette date par la Révolution, les biens furent vendus, y compris le monastère, et les religieuses expulsées ; treize d'entre elles furent condamnées à mort par la Commission populaire d'Orange et exécutées en 1794. La communauté religieuse se reconstitua après la Révolution, et put se rétablir dans les lieux après un rachat des lots des maisons et des terrains, de 1802 à 1804, par la mère de La Fare.

Modalités d'entrée

Séquestre révolutionnaire

Inventaire à consulter

Répertoire numérique de la série H. Clergé régulier. Ordres et communautés de femmes, ordres militaires et hôpitaux, par L. Duhamel et J. de Font-Réaulx. Avignon, vers 1910-1961, 410 p. (dactyl.)

Documents séparés du fonds

Le fonds d'archives du monastère du Saint-Sacrement de Bollène a été remis au Musée d'art sacré du Gard, à Pont-Saint-Esprit, en 1997 par Mme M. Bignan. Outre des archives de la communauté des XIXe et XXe siècles, des documents provenant du premier couvent d'Ancien Régime se trouvent confondus :

Vie des premières religieuses et relations (1703-1725), directoire pour l'adoration du Saint-Sacrement (impr., 1785), correspondance (1737-1761), brefs d'indulgences (1781-1782), copie d'actes de professions, formulaires de vêture (XVIIIe s.), cérémonial, ouvrages de dévotion (XVIIIe s.).

Bibliographie

Bignan (Marianne), Bollène. Le monastère du Saint-Sacrement. Bollène, 1978. 78 p.

Musée d'art sacré du Gard, Vivre au quotidien dans un monastère féminin provençal [catalogue d'exposition]. Pont-Saint-Esprit, 1998, 68 p.

Mots-clés

Cotes extrêmes : FRAD084_90 H 1-3

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